Somos todos Chávez

Ce n’est pas sans une certaine émotion que nous apprenons le décès du président Hugo Chávez (à 58 ans). Le cancer contre lequel il se battait depuis près de deux ans aura finalement eu raison de celui qui aura été la figure (et l’homme à abattre) d’une révolution qui marque son temps.

C’est Nicolás Maduro, Vice-Président de la République, qui a annoncé la triste nouvelle à 4h25 de l’après-midi (UTC -4h30) ce mardi 5 mars 2013. C’est par ailleurs ce dernier qui aura la charge de la présidence en attendant les prochaines élections, qui devraient se dérouler dans les 30 prochains jours, conformément à la loi (article 233 de la Constitution).

En attendant de savoir qui le peuple vénézuélien va élire pour lui succéder, la propagande de l’opposition va déferler en personnifiant toujours plus la politique, tout en discréditant les personnalités qui ne lui conviennent pas – comme Nico Maduro – et en encensant celles qui soutiennent la contre-révolution tant promue par l’oligarchie (pétrolière et financière) anciennement au pouvoir. Mais cette révolution n’est pas celle d’un homme providentiel dont le soutien majoritaire depuis 20 ans dans la population serait celui d’une bande de fanatiques idolâtres d’un gourou qui manipulerait la population et l’électorat, alors que la majorité des médias soutiennent (et appartiennent à) l’opposition…
Non, cette révolution est celle du grand nombre, celle des salarié-e-s que les médias dominants cherchent systématiquement à rendre invisibles pour rendre légitime le capital et ses acteurs improductifs, celle d’un peuple debout et conscient de la lutte – de classe – qu’il mène. Cette révolution est à toutes celles et ceux qui la soutiennent pour lui permettre de grandir.

Somos todos compañeros, todos Chávez ! Ahora y siempre !

Caracas – Février 2013

Y. Perez

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