La nationalisation des banques

En Mars 2009, le président Hugo Chávez annonce la nationalisation de la Banque du Venezuela, que l’ancien gouvernement avait vendu en 1996 au groupe bancaire espagnol Santander. La banque refusa dans un premier temps de vendre de sa filiale vénézuélienne à l’Etat, pour finalement céder en mai 2009. Voilà les propos de Chávez à l’époque :

Les banques privées au Venezuela, qui font tout pour éviter les investissements publics, sont mises au pas par le gouvernement quand elles ne respectent pas leurs engagements. C’est le cas de la banque Provincial (du groupe BBVA) qui reçoit l’appel du Président de la République, en direct, au sujet d’un des nombreux projets de logements sociaux bloqués par le manque de participation des établissements privés. Le ton va vite s’élever et le président ne laissera aucune chance au directeur (de la filiale vénézuélienne de BBVA) qui pensait être au dessus des lois. C’était en janvier 2011, mais la banque s’est finalement excusée, et n’a pas été nationalisée :

Et plus récemment, le 29 janvier 2012 dans l’émission « Aló, Presidente », c’est pour défendre la nouvelle politique agricole que le président vénézuélien a réagit. La mission AgroVenezuela, avec un nombre de producteurs qui a triplé depuis 2009, nécessite d’énormes fonds pour se développer. Les comités de citoyens n’arrivent pas à obtenir les financements auprès des banques privées (dont la banque Provincial qui avait déjà été avertie un an auparavant). Chávez va donc une nouvelle fois rappeler à l’ordre les banques, tout en annonçant la création d’un pôle de financement public auquel les banques devront cotiser pour participer aux projets de développement agricole dans le pays, comme ça a déjà été fait pour les logements :

Les grands financiers font tout pour discréditer la politique économique du gouvernement vénézuélien. Ils ralentissent les projets immobiliers en cours, empêchent les petits producteurs de s’installer, jouent avec les taux de change… mais une page se tourne au Venezuela, les banquiers ne font plus la loi sur la Tierra de Gracia.

Y. Perez

Publicités